Conférence sur les Fablabs du 2 avril 2014

Les Fablabs (Fabrication laboratories) ont pour but d’apprendre à construire et réparer ensemble pour lutter contre l’obsolescence programmée. L’idée pour certains est tout simplement de fabriquer ce dont on a besoin en partageant la conception d’un objet avec toute une communauté.

Ainsi les savoir-faire se diffusent pour que chacun en bénéficie et les diffuse à son tour.

La philosophie des fablabs est la transparence, le « do it yourself with others », l’innovation conviviale et partagée.

En cela, les imprimantes 3D sont une véritable aide et un tremplin pour révolutionner la conception d’objets. Certains fablabs peuvent être identifiés comme des laboratoires d’expérimentation à petite échelle.

Mais attention, chacun doit être responsable de ce qu’il fabrique, ceci afin de ne pas engager la responsabilité du fablab qui met à disposition le matériel dont il dispose. Pour autant, la  question de la responsabilité juridique et de propriété intellectuelle  se pose quant à la contrefaçon, aux accidents possibles lors de l’utilisation de machines construites au fablab et ne répondant pas aux normes de conformité auxquelles sont soumises les industries (normes tenant compte de la solidité des pièces façonnées, de la présence de particules volatiles présentant une plausible toxicité, etc.).

Les perspectives espérées et envisageables concernent :
– les matériaux utilisés, notamment pour les imprimantes 3D, dans l’idée d' »éco-concevoir » un objet à partir de matériaux recyclés par exemple,
– la « collaboration », l’ « offre améliorée » des entreprises appelées à s’interroger sur les failles du système économique qui ont permis à des circuits parallèles, auxquels les falabs participent, de se développer plutôt que d’y voir de la concurrence. Par exemple la Poste met des imprimantes 3D à disposition dans certaines de ces agences.

Ces questions ont été débattues le 2 avril 2014 lors de la conférence « La révolution des fablabs : vecteurs d’une économie durable ? » organisée dans le cadre de la semaine du développement durable et du festival Atmosphères « Pour un monde durable ».

La vidéo de la conférence est accessible en ligne ici.