Macron aime décidément les pesticides

La proposition de loi pour « la création d’un fonds d’indemnisation des victimes des produits phytopharmaceutiques », adoptée déjà par le Sénat en février 2018, n’aura pas donc passé l’étape de l’Assemblée nationale.
« C’est la troisième fois que cette mesure est en échec, après le débat sur la loi agriculture et alimentation de mars à septembre 2018, puis la loi de financement de la sécurité sociale en novembre », déplore Dominique Potier, le rapporteur de la proposition et député socialiste (Meurthe-et-Moselle), qui à l’instar de son collègue Matthieu Orphelin, a exprimé, devant les rangs très clairsemés de l’Assemblée, « un sentiment profond de honte ».
Pas de débats, un gouvernement qui fait semblant… Les victimes méprisées ! », a ainsi réagi, vendredi matin, l’association Phyto-Victimes, créée en 2011 notamment par Paul François, un viticulteur charentais intoxiqué par un pesticide qui a porté plainte contre Monsanto.
Après le recul sur le glysophate, les propos consternants tenus par le chef de l’Etat sur le chloredécone, qui empoisonne pour des siècles la terre des plantations de banane aux Antilles, on se demande à quoi joue ce gouvernement et les députés de la majorité incapables de prendre leurs responsabilités.
Il serait bon de questionner Isabelle Florennes, notre nouvelle député En Marche de la circonscription de nanterre suresnes sur la position qu’elle a prise sur le sujet, isabelle.florennes@assemblee-nationale.fr